Les Bouledogues français avec leur petit nez aplati. Les Teckels façon "saucisses sur pattes". Les Scottish Fold et leurs petites oreilles repliées. Ou encore les Sphynx avec leur allure "sans poils".
Vous vous êtes peut-être déjà dit, comme beaucoup d'entre nous : "Qu'est-ce qu'ils sont mignons."
Pourtant, derrière certaines de ces caractéristiques que nous trouvons adorables se cache une réalité que beaucoup ignorent.
Ces traits physiques ne sont pas de simples particularités. Ils peuvent être directement à l'origine de souffrance, de douleurs, de maladies et d'une qualité de vie diminuée.
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Les “petites” oreilles du chat Scottish Fold par exemple : elles ne sont pas simplement repliées. Elles le sont à cause d'une mutation génétique qui affecte les oreilles, mais aussi les cartilages et le reste des os dans leur corps. Résultat ? Beaucoup développent très jeunes de l'arthrose, des douleurs chroniques à vie et des difficultés à se déplacer.
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Le museau très court des Bouledogues français ou Carlins ne leur permet pas de respirer normalement. Courir. Jouer. Supporter une journée d'été sans canicule. Des besoins et des activités simples qu’ils devraient pouvoir vivre naturellement, mais qui deviennent parfois beaucoup plus difficiles simplement à cause de leur morphologie.
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Le Teckel est lui aussi concerné. Son corps très allongé et ses pattes particulièrement courtes augmentent fortement son risque de hernies discales, une affection douloureuse qui peut parfois aller jusqu'à provoquer une paralysie.
Et il existe malheureusement bien d’autres races de ce type.
C’est ce qu’on appelle des races aux traits extrêmes ou encore “l’hypertype” : l'accentuation excessive et artificielle de certains traits physiques chez les animaux par la sélection génétique, qui priorise l’apparence au détriment direct de la santé de l'animal.
Bien sûr, ces animaux méritent autant d’amour que tous les autres. Ils ne sont ni responsables de leur apparence, ni de la manière dont ils ont été sélectionnés au fil des générations.
Le problème ne vient pas d'eux.
Le problème, c'est de continuer à reproduire volontairement des caractéristiques dont nous savons aujourd'hui qu'elles peuvent les faire souffrir.
C’est d’ailleurs pour ça que l’Union Européenne a adopté un règlement en mai dernier qui interdit de reproduire des animaux présentant des caractéristiques physiques exagérées lorsqu'elles compromettent leur santé.
Une avancée que nous avons saluée aux côtés de nombreuses associations de protection animale.
Il reste désormais à définir précisément quels traits seront concernés et comment cette interdiction sera appliquée dans les différents États membres et sous combien de temps.
Une proposition de loi a été faite en France pour aller plus vite et plus loin. Celle-ci envisage notamment, comme en Norvège, d'interdire totalement la reproduction de certaines races jugées intrinsèquement trop à risque.
En attendant, chacun d’entre nous peut contribuer à faire évoluer les choses : en partageant l’information, en sensibilisant autour de soi et en continuant à soutenir la voie de l’adoption.
Et justement, par amour pour ces animaux : n’encourageons pas l’achat de ces races aux traits extrêmes.
Parce que les aimer vraiment, c’est aller au-delà de nos potentielles préférences esthétiques et favoriser leur santé et leur bien-être avant tout.