La chasse à courre est souvent présentée comme une “tradition”.
On parle beaucoup de l’animal traqué, à juste titre. On parle beaucoup moins des chiens… pourtant eux aussi en paient le prix.
En France, des meutes de chiens sont lancées pendant des heures à la poursuite d’un cerf, d’un chevreuil ou d’un sanglier, jusqu’à l’épuisement total de l’animal.
Mais cette pratique est aussi violente pour les chiens utilisés comme outils de poursuite.
Des chiens poussés jusqu’à l’épuisement
Pendant les chasses, les chiens parcourent de longues distances, parfois des dizaines de kilomètres, sur des terrains difficiles, à travers routes, forêts et obstacles.
Ils sont exposés aux chutes, aux collisions avec des véhicules, aux blessures graves, et parfois à la mort, notamment face à des sangliers ou des cerfs qui se défendent. Lorsqu’un chien est blessé, il n’est pas toujours pris en charge immédiatement. Certains sont laissés derrière, perdus, ou récupérés tardivement.
Pendant les chasses, les chiens parcourent de longues distances, parfois des dizaines de kilomètres, sur des terrains difficiles, à travers forêts, routes et obstacles.
Ils courent pendant des heures, sans pause, guidés par leur instinct… mais aussi par la pression de la meute et des chasseurs.
Cette intensité les expose à de nombreux risques : chutes, blessures, collisions avec des véhicules, noyades, ou affrontements violents avec des animaux traqués comme les sangliers ou les cerfs — comme le documentent plusieurs enquêtes d’associations de protection animale.
Lorsqu’un chien est blessé, il n’est pas toujours pris en charge immédiatement : certains sont laissés derrière, perdus, désorientés… ou retrouvés trop tard, une situation également signalée dans plusieurs rapports.
Dressage : une éducation à la violence
Avant même la chasse, ces chiens sont “préparés” à la poursuite.
Le dressage repose souvent sur des méthodes coercitives : pression physique, contrainte, parfois colliers électriques. L’objectif est de produire des chiens obéissants, capables de courir sans relâche et de s’acharner sur un animal traqué.
Ce type d’entraînement nie totalement leur sensibilité et leurs besoins fondamentaux. On ne leur apprend pas à cohabiter avec le vivant, mais à le traquer.
Avant même la chasse, ces chiens sont “préparés” à la poursuite.
Leur éducation repose souvent sur des méthodes coercitives — pression physique, contrainte, et parfois l’utilisation de colliers électriques — des pratiques régulièrement dénoncées par des associations de protection animale.
L’objectif est clair : obtenir des chiens obéissants, capables de suivre une piste, de courir sans relâche… et de s’acharner sur un animal traqué.
Peu à peu, leurs comportements naturels sont orientés vers la poursuite et la traque, ne laissant plus de place à leur sensibilité et besoins fondamentaux.
Des conditions de vie également souvent incompatibles avec leurs besoins
En dehors de la chasse, beaucoup de chiens de meute vivent enfermés en chenil, avec peu de stimulation, peu de contacts humains individualisés et peu de liberté. Leur vie est rythmée par l’attente. Ils sont sélectionnés, reproduits et utilisés pour la chasse, puis laissés de côté lorsqu’ils ne sont plus jugés “performants”.
Les chiens de chasse figurent d’ailleurs parmi les profils fréquemment retrouvés en refuge.
Une pratique de plus en plus contestée
La chasse à courre est interdite dans plusieurs pays européens.
En France, une large majorité de la population y est aujourd’hui opposée, et pourtant : elle n’est toujours pas interdite.
Cette instrumentalisation des chiens pour la chasse ne se limite pas à la France. En Espagne, les galgos (lévriers espagnols) sont utilisés pour la chasse au lièvre, puis massivement abandonnés, mutilés ou tués lorsqu’ils ne sont plus jugés “performants”.
Chaque année, des milliers de chiens sont victimes de cette culture de l’utilité, où l’animal n’est qu’un outil jetable.
Même logique, même violence : quand la chasse prime, le bien-être des chiens devient secondaire.
Utiliser des chiens pour traquer, épuiser et tuer d’autres animaux n’a rien à voir avec le respect du vivant. Chaque chien est un être sensible, pas un outil jetable. Il est grand temps de briser ce cycle de violence, de refuser cette instrumentalisation et de se lever pour protéger ceux qui n’ont pas de voix : les chiens comme ces animaux traqués.
Sources et références :