Les Canadiens constatent dans leur quotidien la perte de biodiversité et souhaitent davantage de réglementations ainsi qu’une meilleure information sur le sujet. C’est ce que révèle le sondage commandé par la Fondazione Capellino à IPSOS et réalisé dans neuf pays d’Europe et d’Amérique du Nord, dont le Canada.
Une idée reçue veut que les gens s’intéressent peu aux enjeux environnementaux, souvent perçus comme élitistes ou ennuyeux. Pourtant, lorsqu’on les interroge, le portrait qui se dessine est bien différent. C’est ce que confirme la récente étude menée par la Fondazione Capellino, propriétaire à 100 % de la marque d’alimentation pour animaux Almo Nature, qui consacre ses profits nets à des projets de protection de la biodiversité. L’enquête a porté sur plus de mille personnes âgées de 18 à 75 ans en Italie, au Royaume-Uni, en Espagne, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, aux États-Unis d’Amérique et au Canada.
Pour ceux qui sont pressés :
- 87 % des Canadiens sont convaincus qu’il existe un lien entre la biodiversité et la santé.
- Au moins 64 % ont constaté la dégradation des écosystèmes naturels.
- 77 % souhaitent des réglementations plus strictes pour protéger la biodiversité, mais tous ne considèrent pas cette question comme urgente.
La perte de biodiversité préoccupe les Canadiens
Les chercheurs ont demandé aux Canadiens interrogés d’évaluer leur niveau d’intérêt pour la question de la perte de biodiversité en attribuant une note de un à dix. Près de 70 % ont donné une note supérieure à six, et plus de 30 % une note supérieure à huit. Ces résultats placent le Canada au milieu du classement des pays ayant participé à l’étude, avec des données presque identiques à celles des États-Unis. Les chiffres varient très peu lorsque l’on demande dans quelle mesure la perte de biodiversité suscite des inquiétudes.
Les réponses deviennent encore plus intéressantes lorsqu’il est question des effets visibles de la crise écologique. Par exemple, 64 % des répondants ont constaté de leurs propres yeux une diminution du nombre d’insectes pollinisateurs, et 61 % ont observé la dégradation des lacs, des rivières et des cours d’eau. L’enjeu environnemental qui préoccupe le plus les Canadiens est le changement climatique, suivi de la production excessive de déchets et de la qualité de l’air. La perte de biodiversité arrive au sixième rang sur neuf dans le classement des préoccupations environnementales.
Les sondeurs ont également interrogé les répondants sur les actions à entreprendre. Ainsi, 77 % des Canadiens souhaitent des réglementations plus strictes. Soixante-huit pour cent sont favorables à une augmentation des ressources publiques consacrées à la protection de la biodiversité, estimant majoritairement que c’est d’abord au gouvernement d’agir. Plus de 50 % pensent que les médias traditionnels — journaux, télévision et radio — devraient en parler davantage. Enfin, pour la grande majorité, la protection de la biodiversité est directement liée à la santé humaine : 87 % des Canadiens en sont convaincus.